Accra : Mon prix Nobel de l’accueil

Avec une journaliste…

Je suis à Accra depuis la semaine dernière. Au lendemain de mon arrivée, je me rends au quartier présidentiel. J’avais besoin d’une carte d’opérateur téléphonique pour ma communication. Et lorsque je descends de la voiture sur le trottoir de la « Flag Staff House » je rencontre une jeune journaliste. Apres l’avoir salué, je demande où je pourrais trouver cette fameuse carte. Il est 9 h et en voyant l’allure de sa démarche, j’ai tout de suite compris que cette journaliste était en retard. J’ai quand même pris l’initiative de lui demander. Grande était mon étonnement quand elle s’est arrêté et m’a demandé si j’étais nouveau dans le quartier. Je lui réponds : « Yes, I’m from Togo ». Ce qui s’est passé après m’a juste étonné. Elle m’a emmené chez un vendeur à plus de 300 m de son service malgré son retard et a demandé personnellement à ce qu’on s’occupe de moi, puis elle est partie en se précipitant vers son bureau. Je suis resté bouche bée devant cette sympathie hors du commun, qui pour moi est presque une dévotion.

Avec un agent d’opérateur mobile…

Alors je commence une discussion avec le vendeur de la carte. Dans notre conversation, je lui signifiais que je venais du Togo et que je maîtrise mal leurs opérateurs mobiles locaux. Il rétorque : « Do you speak Ewe ? » je lui réponds par l’affirmatif. Il a donc pris le temps de m’expliquer en langue locale beaucoup de choses sur la communication au Ghana et le bon choix à faire. J’ai été donc servi avec beaucoup de courtoisie, de gentillesse et parfois même avec beaucoup de complicité. Comme j’avais besoin des copies de certains de mes documents, je me suis renseigné auprès du commerçant à ce sujet. Il m’a juste répondu, « Let me help you ». Il prend mes documents, traverse la route et reviens avec les photocopies en main. Après l’avoir remercié, je demande l’addition. Le monsieur me répondu, « No Sir, it is for free ». Hmm… je ne savais pas quoi dire à part un grand “Thanks so much

 

Un taxi pas comme les autres…

 

Un taxi pas comme les autres

J’ai alors pris un taxi privé pour continuer mes courses. Dans le taxi, le taximan remarque mon calme et mon air un peu perdu. Il amorce donc une conversation amicale avec moi et me pose petit à petit des questions. La conversation, telle un petit feu alimenté par les braises d’une forêt morte, s’est enflammée. Il y avait plus d’image, plus du réel, plus d’utilité dans cette conversation que mes lignes ici, ne pourraient l’exprimer.

J’étais à la recherche d’un bureau d’échange de devise étrangère (Forex Bureau), et comme c’était presque un jour férié, les bureaux immédiats n’étaient pas ouverts. Alors que l’urgence de la situation me pousse à chercher une solution immédiate, le chauffeur me propose donc un trajet de plus de 2 km de ma position et me promet d’éviter au maximum l’embouteillage et de me ramener avant la fermeture des bureaux. J’ai pris le risque, à vrai dire je n’avais pas le choix. 45 minutes plus tard, j’étais plus que satisfait de son travail puisqu’il m’a attendu durant toute l’opération et m’a ramené avant la fermeture des bureaux. Quel dévouement !

 

Un coup de téléphone magique…

 

Un coup de téléphone magique

 

La nuit tombée, toutes les activités sont terminées. Je dois me rendre donc chez moi. Mais j’ai un problème : Je n’ai plus de charge pour passer un appel. Cet appel qui devrait me permettre de joindre mon contact en ville pour qu’il vienne me chercher en voiture. Sacré dilemme ! J’ai donc décidé de tenter quelque chose. Après avoir cherché les cabines téléphoniques en vain, je demande mon chemin auprès d’un jeune homme pour rentrer en taxi. En lui expliquant ma situation, il sort son portable, demande le numéro de mon contact et lui transmet ma position. Déjà soulagé, il va encore plus loin : il demande à attendre jusqu’à ce que mon contact arrive avant de prendre son chemin. Je me suis encore et encore fait un nouvel ami.

J’ai donc terminé ma journée sur une bonne note, loin des notes de violons et des relations humaines désastreuses auxquelles je m’étais malheureusement habitué à l’étranger.

Mais…

Mais ATTENTION ! J’ai eu  la chance de tomber sur les gens assez accueillants et assez intéressants. Cela ne définit a priori en rien le comportement de tous les habitants d’Accra vis-à-vis des étrangers. Chacun devrait donc faire sa propre expérience et tirer ses propre conclusions par rapport à cette ville que moi j’ai adoré en termes de rapport humain. Ce billet n’est rien d’autre qu’un verdict du cœur.    

L’oraison funèbre d’un griot (Chanson d’une colombe)

Les mines d’uranium avancent, les champs d’olivier reculent

Les fers se liquéfient, se forgent et d’un coup tout bascule.

La violence à l’horizon, comme les nuages précèdent l’orage

Des képis innocents expédiés au bout du monde avec courage.

 

Ou vais-je me poser ? Vers qui vais-je m’envoler ?

Si le monde entier devient tyran sur mon parcours ?

J’ai besoin d’un repos sur une branche d’olivier.

 

C’est vrai, nous disons tous avoir la foi en un monde meilleur

Mais la flamme de la foi attise la colère des pyromanes haineux.

Ce monde, qui nous appartient tous d’ailleurs, venant d’ailleurs,

Est presque désormais sous contrôle des manipulateurs véreux..

 

Ou vais-je me poser ? Vers qui vais-je m’envoler ?

Si le monde entier devient tyran sur mon parcours ?

J’ai besoin d’un repos sur une branche d’olivier.

 

Pour une question d’intérêt égoïste les F16 prennent du service,

Au lieu de s’asseoir et discuter des ententes et désaccords.

Cette poudre noir assassine d’Hiroshima d’autre fois devient un vice

Les violons de la symphonie perdent donc peu à peu leurs accords.

Comment a-t-on perdu le nord à ce point ?

Ou vais-je me poser ? Vers qui vais-je m’envoler ?

Si le monde entier devient tyran sur mon parcours ?

J’ai besoin d’un repos sur une branche d’olivier.

 

Si pour faire entendre ma voix, je dois verser autant de sang

Est-ce alors l’authentique; d’Allah le miséricordieux ? Bon sang !

Si je déclare la guerre à mon semblable humain pour une religion

Qu’a-t-elle fait cette fille innocente  des contrés lointains de Chibok?

 

Ou vais-je me poser ? Vers qui vais-je m’envoler ?

Si le monde entier devient tyran sur mon parcours ?

J’ai besoin d’un repos sur une branche d’olivier.

 

Le cœur du soldat devient insensible aux pleurs de l’orphelin

Et de l’autre côté, les hors la loi guettent comme des félins.

Je vois l’orage venir, si le géant SAM ne retire pas ces canaux

Je vois l’orage venir, si le nain des barbelés ne recule pas.

 

Ou vais-je me poser ? Vers qui vais-je m’envoler ?

Si le monde entier devient tyran sur mon parcours ?

J’ai besoin d’un repos sur une branche d’olivier.

Voici donc je vous offre un rameau d’olivier

Vivons nos différences ! Enrichissons-nous des désaccords !

Mais à la fin nous devons tous nous mettre d’accord

Oui ! Car de toutes les façons nous n’avons qu’un seul monde

Et comme le griot, personne ne s’en sortira vivant.

Lagos: Au marché de Tinubu Square

J’ai déposé mes valises sur la terre de Fella Kuti, une terre qui m’a toujours passionné par sa diversité culturelle. Malgré mon admiration pour le géant de l’Afrique, l’occasion ne se prête pas au tourisme. Je suis là pour un objectif bien précis. Mais J’ai quand même pris le temps de contempler les différents aspects de la ville multiculturelle qu’est Lagos. Le fait qui attire le plus mon attention concerne la question de l’électricité à Lagos. En faisant un tour chez les tailleurs de TINUBU Square, j’ai constaté un alignement interminable de groupes électrogènes. Je me suis fais une idée sur les possibles raisons de l’existence de ces bout de métaux bruyants. La première idée était le fait de l’existence des boutiques, de toutes sortes de magasins dans la zone. La seconde raison plausible serait une probable coupure d’électricité à cet instant précis. Toute une cascade d’idée me vient à l’esprit. Plus je rentre au fond du marché, plus je me rends compte de la réalité du terrain. Tous les coins des ruelles du marché présentent un tableau sombre, peint par la fumée dégagée par de multitudes de groupes électrogènes fonctionnant simultanément.

les jeunes démarent des groupes electrogenes dans l’escalier sombre d’un magasion, Photo credit, Elom

Je me suis donc tourné vers mes compagnons qui connaissent mieux la réalité de cette ville que moi. Ma première question concerne la cause réelle de l’existence de ces groupes électrogènes. Ces initiés de Lagos m’ont fait savoir que le Nigeria en général et Lagos en particulier souffre d’un problème d’énergie chronique. A tel point que ces commerçants et tailleurs n’ont d’autre choix que de se replier sur les groupes électrogènes pour satisfaire leur besoin en énergie. Mais seulement voilà : l’atmosphère dans ces ruelles du marché est presque indescriptible. Parfois même dans les escaliers des magasins, dans l’obscurité absolue, se tassent un amas de groupes électrogènes transformant ainsi l’endroit en un four de monoxyde de Carbonne, un véritable crématorium.

Groupes électrogènes alignés sous les fenêtres d’un magasin, photo credit, Elom

Les questions de santé

Mon expérience personnelle avec ces engins est vraiment désagréable. Tellement l’atmosphère est étouffante, tellement suffocante que j’étais obligé de sortir sur la rue de temps en temps, histoire de respirer un air plus ou moins pure. C’est donc compréhensible que la santé de ces commerçants et tailleurs prendra forcément un coup puisqu’ils vivent dans cette atmosphère presque tous les jours. Passer une journée dans cet « enfer » a sérieusement affecté ma santé puisque j’avais des problèmes de respiration à la suite. Je me pose donc la question sur l’espérance de vie de ces pauvres commerçants et tailleurs qui n’ont d’autre choix que de travailler là et avec les moyens du bord. Au-delà de la santé des usagers de Tinubu Square, une véritable question environnementale se pose.

Les questions environnementales

Des milliers de groupes électrogènes allumés toute la journée, et cela durant des semaines posent un problème environnemental. A l’époque où on prône des villes durable et un environnement sain, cette pratique est un grand pas en arrière. Des huiles de ces engins déversées en pleine habitation polluent forcément l’environnement immédiat mais aussi la nappe phréatique et cela sur le long terme. Ce raisonnement découle du fait qu’il n y a pas jusqu’à présent de solution immédiate à ce problème de déficit énergétique. La pollution n’est pas uniquement environnementale mais aussi sonore. Ces engins fonctionnent avec du bruit, dans une cacophonie inouïe et désagréable, véritable épreuve pour la concentration. Avec tous ces enjeux sanitaires et environnementaux, on se demande s’il n’est pas mieux de penser à d’autres alternatives en termes de source d’énergie ? Quelles sont les alternatives qui s’offrent à ces commerçants ?

Comment compenser ce déficit énergétique?

La source d’énergie durable qui s’offre à ces artisans reste l’énergie solaire. Investir dans un système pareil serait un investissement sur le long terme dans leur situation. Cela réglerait définitivement le problème de pollution dans toute sa dimension. Cela réglerait aussi les problèmes de santé. Mais en posant cette question, je me rends compte du coût nécessaire pour une pareille installation. Voyant le niveau de vie de ces artisans, il est presque impossible de réaliser ce projet avec leurs seuls apports financiers.

L’autre alternative est la fourniture de l’électricité par le gouvernement. Etant une grande ville, véritable poumon économique du pays, je pense qu’il faut investir dans une fourniture régulière et permanente de l’électricité afin d’assurer le fonctionnement normal de ces centres commerciaux. Cela évitera des investissements inutiles dans le système sanitaire sur le long terme.

Le problème d’énergie est général en Afrique. Mais si nous voulons nous développer véritablement, nous devons investir dans une énergie propre et utiliser enfin la source d’énergie permanente que nous avons : le soleil. Cela coutera bien sûr aux gouvernements. Mais en voyant l’avantage sur le long terme, le jeu en vaut la chandelle.

King David: The Gospel’s new King

During my stay in Lagos for an international program, I met a talented gospel young singer. I was so impressed by his talent that I want to present it to you. Let’s discover King David, as his fan use to call him.

Conversation with the Artist:

  • Good morning Dave, tell us who you are and what you do professionally.

« My name is David Bangalie Wise Lamin also known as King David or Wiseman. I am twenty eight and I am from Freetown the  capital city of Sierra Leone. I am a gospel Minister and a Keyboardist. My passion is music and I also love to help people especially children. »

 

  • How did you start doing what you do with passion now? Tell us about your small beginnings, successes and struggles and how you’ve dealt with challenges. 

« I started singing when I was in junior secondary school. I used to listen of songs and mimic them. My first recording in a studio was done in 2004 with my friends the song tittle was “change me style”. The name of our group then was called three wise men. I grow passion for gospel music in 2006 when I became a Christian. The church I gave my life to Christ is called Living Stone Evangelistic Ministry International. I became a member of the choir in 2007 and started playing Keyboard in 2008. Ever since I have been singing in church as a praise and worship singer. My first gospel album was released in 2013 titled “Life of Hope” with 11 songs in the album and my second album in 2016 titled “ Papa u too much” with 8 songs in the album.

The challenge I face is that it is not easy to be a gospel singer in my country because most people don’t support gospel ministers. It is also not easy to raise funds in order to record my songs. I use my salary to pay for my recording. Though it is not easy but I am moving by the grace of God. »

 

  • What is the state of what you do currently in your country?{Are there any changes?]

« Currently in my country I have been recognize as a gospel minister and been invited to minister in programs and in churches. I have been able to organize gospel musical concerts. »

 

  • What state do you hope to see what you do in the future?

« In 20 years from now I see my music label becoming one of the biggest gospel label in Africa. I am also working on registering my children foundation this year name “The David Bangalie Foundation. That will be open to help children in terms of education and other basic things in my country. The David Bangalie Company will also be in full operation. This company will also help by creating jobs for youths. »

 

  • What are you currently doing or thinking of doing to see that state which you aspire for?

« I’m currently working at Plan International Sierra Leone and studying MBA in project management at Njala University Sierra Leone. »

 

  • . What is your message of motivation or charge to other young people in Africa?

« With God all things are possible and never give up on your dream no matter the challenges, because your wiping may endure for a night but joy comes in the morning. Also put God first in all you do and don’t forget to give him the praise when you succeed. Stay bless. »

 

 

La tendresse d’une longue mémoire

Certaines règles de l’univers s’imposent à vous

Ce sera pour les autres un jour banal, sans intérêt

Mais pour vous, une heure de rendez-vous

La vie comme la mort se suivent sans arrêt

La vie comme la mort m’effraye Oui ! j’avoue

Mais au-delà de la peur, existe le temps et l’espace

Le temps sous ses divers armures et carapaces

L’Eté, l’hiver, le printemps, l’automne mais aussi

Le bonheur comme le malheur, le cycle est ainsi

Le bonheur n’est  lié à l’espace ni au temps

Que ce soit en Afrique ou à un ailleurs lointain

Profitons de l’instant présent, loin des regrets du passé

Et rendons notre espace du présent agréable à la vie

Créons notre vie, notre société, vivons à haute voix

Car c’est par là que  nous trouvons notre voie

Mon idéal de société est libre, équitable et respectable

#FaisonsLesComptes pour une nation agréable à la vie

#FaisonsLesComptes pour une nation qui éveille l’envie

Plus d’information: https://youtu.be/dIGiwwx_CdU

Ma réponse à « Gambie : arrêtez la « Jammehpathie » avant qu’elle ne devienne épidémique ! »

Je suis fasciné par le degré d’engagement et de patriotisme des jeunes africains en général, et des jeunes togolais en particulier. Cela montre à quel point l’avenir de ce continent est entre de bonnes mains. Depuis qu’un certain Jahmeh s’est placé au centre du monde. Oui ! Au centre du monde, (car c’est là où il se croit tout le temps) il a fait couler pas mal d’encre et de salive. Mais, le billet de mon compatriote Maxime m’a laissé sans voix.

Pourquoi je réponds à votre analyse, Maxime ?

J’ai fait et pris part à beaucoup de conférences. J’ai le plaisir de rencontrer des jeunes engagés, voués corps et âmes au développement de l’Afrique. Maxime fait parti de ces jeunes acteurs du développement. Si je ne prends pas la peine de lui dire ce que je pense de sa position aujourd’hui, il deviendra soit trop puissant (comme la plupart des Présidents africains) pour m’écouter, soit trop déçu (éternel opposant)  pour me croire. Prenons vos arguments point par point.

Doit-on prier Jammeh avant qu’il ne quitte le pouvoir ?

Bien sûr que NON ! Mais à situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Qui l’aurait crû ? Qui aurait crû que Jammeh organiserait une élection « indépendante » et la perde ? Souviens-toi collègue, que Omar Bongo a déclaré publiquement « qu’on n’organise  une élection  pour la perdre ».  Jammeh l’a organisé, il  l’a perdu et il  l’a reconnu. Si je suis d’accord avec vous que cela ne devrait pas être vu comme chose exceptionnelle et qu’il est temps, comme l’a déclaré  le « donneur de leçon » Sarkozy à Dakar «que l’homme qfricain entre dans l’histoire ». Je trouve par contre désastreuse la communication de « Barrow » et ses accolytes qui mettent désormais l’espoir des gambiens derrière les « barreaux ».  Pourquoi menacent-ils un président qui a encore le pouvoir entre les mains ? Cela se comprends parfaitement dans une démocratie mais souvenez vous que la Gambie est loin d’être une démocratie. D’ailleurs, Obama avait fait une campagne féroce et sans pitié contre Trump mais dès qu’il s’agit de transition, il l’a appelé et lui a signalé son désir d’une transition « pacifique ». Souvenez-vous des combats de Mandela ? Malgré les discriminations et les crimes contre les noirs, il a décidé une transition par la négociation, par la collaboration. Pourquoi cela devrait être autrement pour Jammeh ?   Que l’histoire nous sert de repère, collègue.

Suis-je un  « panafricain ? »

Je n’aime pas vraiment le terme « panafricain » car cela renvoi à l’échec de toutes ces personnes qui ont hurlé, crié, vociféré et qui au final, n’ont rien accompli. Voulez vous un exemple ? LE FRANC CFA est toujours là.  Je pense également à tous ces organismes  dits « internationaux »  qui ne sont rien d’autre que de « gros machins » « budgétivores » et qui n’ont aucune utilité quand il est question d’urgence. Nous ne pouvons pas compter aujourd’hui sur l’Union Africaine ni sur l’ONU pour nous sortir de ces situations fâcheuses. Le Gabon est un cas précis de ce que c’est que la lâcheté des pseudo-défenseurs de la démocratie et des votes du peuple. C’est exactement pour ça qu’on a besoin des leaders malins, astucieux et ingénieux. D’ailleurs le parcours de Barrow est à la hauteur de sa communication. Oui ! Vous avez raison Jammeh doit être  « malade » mais  nous devons l’accepter, l’opposition en Afrique est aussi malade. Je ne pense pas qu’on n’ait besoin de le démontrer. Jetons juste un coup d’œil sur l’Etat de nos différents partis politiques. Ceux qui veulent l’alternance dans nos pays respectifs, sont dirigés depuis des lustres par les mêmes personnes. Et comme le peuple aussi a soif de l’alternance, il vote la première « marionnette » qui se présente. C’est exactement ce qui se passe en Gambie.

La  «  real politique » africaine

Si vous comptez sur les menaces de l’UA et croire que Jammeh s’en ira facilement, vous connaissez mal la real politique.   Si vous estimez qu’on ne doit pas le supplier ; que font alors Johnson et ses acolytes chez lui ? C’est une leçon a Barrow et ses pseudo-opposants. Si vous n’avez pas des institutions fortes, soyez un homme fort. Soyez prêt à garantir un avenir paisible même au « diable » afin d’avoir la possibilité de changer les choses pour la génération future. Privilégiez le dialogue au lieu des propos incendiaires. Sans toute fois oublier qu’il faut mettre parfois la force à côté de la loi. Machiavel explique très bien cette situation  dans « Le prince »

Je laisse place à mon cœur

Je me rappelle en 2005, lorsque je croyais qu’il y a un « fou » d’un côté et un « sensé » de l’autre. Aujourd’hui, je suis « illuminé ».

Un jour, je voulais faire mon devoir de citoyen en me rendant dans un bureau de vote afin de m’assurer que tout se passait bien. Juste après le comptage des voix, on attendait la signature des procès verbaux quand soudain, les « fers » commençaient à cracher du feu. Ce qui c’est passé après était terrifiant. En me rendant à la maison le matin après avoir passé la nuit à me faufiler sous les tombes pour sauver ma peau, j’ai vu les larmes de ma mère coulées telle la chute de Niagara . Car peu étaient les personnes qui étaient indemne cette nuit là.  Ou était l’ONU ? Ou était la CEDEAO ou était l’OUA. Un an après, la cause que je défendais était tombée à l’eau sous les balles des leaders que je supportais. Un accord pour la réconciliation était signé. Sauf que cet accord devrait passer par un processus de communication poussé pour que chaque togolais Lambda puisse le comprendre. C’est ça la faiblesse de nos opposants africains. Ils poussent l’amateurisme à son paroxysme et au final, c’est le peuple qui souffre.  Depuis, j’ai enlevé mon manteau du « soldat de la démocratie »  pour porter celui du « soldat du développement local » Et croyez moi, ma vision du monde n’est pas faussée par la dictature.

 

En deux mots, Djammeh est fautif mais Barrow l’est encore plus. Et tu n’es pas obligé être d’accord avec moi.

 

 

 

Une campagne “Hyllaryant” ! Et si une fois encore on se “Trumpait” ?

Chers lecteurs, ce n’est pas un moment de confession. D’autant plus que la politique n’est pas un enfant de cœur. Mais je commencerai tout de même ce billet par un mea-culpa. Deux jours avant le référendum britannique, j’avais préparé un billet. Cet article analysait les dix raisons pour lesquelles un éventuel Bréxit n’était pas possible. Et si le 8 novembre Trump devenait président des Etats-Unis ? Et si l’Amérique nous répétait le « Brexit »… et si Donald monte sur la scène internationale avec la clé des missiles nucléaires en main ? Ce ne sera plus dans son monde virtuel mais dans le notre réel. Tant de questions sans réponse…

 

 

Une élection au rythme des scandales

Il y a de cela deux semaines, un scandale sur les propos misogynes de Donald Trump éclate. Le milliardaire était bas dans les sondages et tout profane (comme moi) de la politique africaine pourrait définitivement enterrer Donald. Les jours passent et le résultat du processus semble être connu d’avance. Les attaques personnelles du “show-man” à l’encontre de Bill n’ont pas porté de fruit. Les accusations de malhonnêteté sur Mme “Clinton” non plus. Alors le “gros requin” de “Trump Tour” agonise ces derniers jours dans un océan de scandale. Beaucoup d’analystes politiques même s’ils savent que rien n’est joué d’avance, doutaient sérieusement de la capacité du “grand miraculeux du siècle” à retrouver sa santé dans les sondages. C’est sans compter sur les révélations du désormais tristement célèbre chef du FBI: M. Comey.

 

Un revirement spectaculaire (une astuce pour Sarko…?)

Un matin de bonne heure, un coup d’œil sur les réseaux sociaux me révélait un revirement spectaculaire. J’ai pris l’information selon laquelle le chef du FBI a relancé l’enquête sur les e-mails d’Hillary comme un canular. Pauvre africain! Il faut dire que je n’ai pas l’habitude des sondages et des revirements de situation dans les élections là ou je vis. Les opinions des citoyens, on s’en fout complètement. Mais je suis sûr d’une chose. Au pays de l’oncle Sam, la moindre erreur coûte cher. Tellement cher que Comey ne peut pas se permettre de parler de cette affaire à cette période du processus. L’absence de preuve et de certitude lui en interdit formellement et la présomption d’innocence d’Hillary devrait le dissuader définitivement. Et pourtant, l’écho de sa révélation se repend aux quatre coins du globe et la “bourse des valeurs” démocrate est désormais dans le rouge. Sacrée campagne!

 

Un candidat qui célèbre sa monté
Sur le compte officiel du candidat, on peut lire la célébration de sa remonté toujours dans son ambiance du « stand-up » américain. Il faut dire que depuis quelques semaines Donald n’a pour tuteur que son compte Twitter. Toute la clique républicaine est en retrait.

 

 

 

Le point commun entre “Brexit” et cette élection

Je me rappelle de l’assurance des acteurs politiques européens de part et d’autres avant le référendum britannique. Je me rappelle aussi de l’effet de surprise que cela a créé même en Grande Bretagne. Tellement les protagonistes en face étaient amateurs, des politiciens du “dimanche” comme on le dit chez nous. Les arguments de campagnes étaient aussi bidon que personne ne croyait en leur victoire. L’histoire nous rappelle également que les medias ont placé Trump dans la catégorie “Entertainment”. Ils ont sous-estimé la capacité de l’homme à franchir le premier tour. Et pourtant, la machine électorale de Trump n’a jamais cessé de broyer les plus expérimentés à l’instar de Ted Cruz et ses acolytes républicains. Même sans soutien républicain, le monsieur a le vent en poupe. Aujourd’hui, voyant sa position dans les sondages, je me pose la question qu’aucun démocrate n’ose se poser à cet instant: Et si Trump gagnait?

 

 

Définitivement, il est clair que la politique ne respecte plus ses principes (l’éthique) lorsqu’un amateur se lance. Il paraît évident, que c’est difficile de concurrencer avec les amateurs et les populistes voyant l’expérience britannique et canadienne. Alors face à nos certitudes sur l’arsenal et l’armada démocrate, et si une fois encore on se trompait ?

Les déchets ménagers à Lomé, un véritable problème urbain

Un dépotoire sauvage à Lomé, Credit Elom
Un dépotoire sauvage à Lomé, Credit Elom

 

 

Beaucoup de villes africaines sont surpeuplées avec un système d’assainissement défaillant. Cet état de chose affecte considérablement la gestion des déchets et la qualité de vie des habitants.

Comment se présente la situation chez nous ?

 

 

La municipalité et la décentralisation

 

Dans un pays comme le Togo, la gestion des régions et de villes, même si elle est entre les mains des préfectures et des municipalités, reste contrôlée par le gouvernement central.  L’efficacité des actions municipales reste donc handicapée par une gouvernance centralisée. La gestion efficace du système d’assainissement souffre donc de cette carence de gestion locale. Les citadins n’ayant pas d’autres alternatifs pour évacuer leurs déchets ménagers, se débrouillent comme ils peuvent. Ainsi, se forment des dépotoirs sauvages près des habitations ou dans des endroits sensibles.

 

Le civisme et la conscience citoyenne

Aujourd’hui, la prise de conscience dans la bonne gestion de la chose publique pose problème à tous les niveaux. Beaucoup de citoyens prennent la chose publique comme une propriété personnelle des dirigeants (Même si les dirigeants aussi se comportent comme si la chose publique leur est privée) Dans ce méli-mélo, tout le monde est pris en otage par une indifférence de part et d’autres. Comment peut-on expliquer qu’un citoyen se permette de déverser les ordures sous le poteau d’un panneau sur lequel c’est inscrit « interdit de jeter des ordures ici »

 

Les conséquences sanitaires

 

Il y a un adage qui dit que « le microbe ne tue pas un africain ». (Drôle d’adage) D’autant plus que le microbe n’est pas « raciste », il ne distingue pas un africain d’un européen ou américain. Sa reproduction est même favorable sous le climat tropical. On est donc face à un comportement qui menace la santé public. En plus, les déchets chimiques et toxiques mal gérés polluent la nappe phréatique et les terres sur lesquelles ils sont exposés. C’est la qualité de vie dans son sens global qui est donc en jeu.

 

Les efforts des autorités

Depuis quelques mois, une unité de veille citoyenne nommée « la brigade verte » est mise sur pied par le gouvernement pour sensibiliser mais aussi assainir les différentes zones touchées par ce phénomène. En plus, le chef du gouvernement togolais a mis sur pied une action citoyenne qui se déroule tous les premiers samedis de chaque mois. L’opération consiste à faire un nettoyage sur toute l’étendue du territoire national. On peut aussi citer les actions des associations qui participent à cette opération. Un projet de transformation des déchets en énergie est mis en route cette semaine. C’est le résultat d’un partenariat entre le Togo et la France. J’espère des résultats convaincants.

 

 

Même si les efforts sont faits pour un environnement saint, il reste beaucoup de défis à relever. La solution la plus efficace est la décentralisation et la gestion locale de ces problèmes.

 

 

 

Le changement climatique : Sandy, Matthew, Remy et moi

Sandy, beau prénom n’est-ce pas ? Et pourtant, ce n’est pas le nom d’une déesse de la mythologie grecque. La seule chose qu’elle a peut être en commun avec cette mythologie, c’est la ruine qu’elle laisse dans la mémoire collective. Elle s’appelle désormais Matthew. Étonnant changement de sexe c’est vrai ! mais cela ne traduit en réalité que ce phénomène qu’on appelle aujourd’hui le changement climatique. Quel sexe prendra t-il désormais et quel est son prochain nom ? Trump ? (Calmez-vous, les apprentis Républicains, il ne s’agit pas du « show man » Donald). 

Quand on parle du climat et de l’écologie de nos jours, on a tendance à penser que ce n’est pas la priorité des priorités et que le climat peut attendre. Pire encore, certains vont jusqu’à qualifier les écologistes et défenseurs de l’environnement d’ « alarmiste », de « bobos » et pourtant…

Pour constater les effets néfastes du changement climatique, on n’ira pas sur la lune, encore moins au Pôle Nord. Les effets sont là, sous nos yeux et influencent nos vies de tous les jours.

En 2012, en pleine campagne électorale américaine, (question pour un champion, pourquoi les tempêtes n’arrivent que pendant les campagnes électorales américaine ? Les africains répondront : ce sont les Vodous…les pauvres !) le monde entier était fasciné et stupéfait par le passage de la belle Sandy sur les côtes américaines. Derrière elle, le constat est amer : des champs de ruines à perte de vue, la désolation, peignant un tableau mélancolique, mélangeant ainsi les couleurs de la liberté à celles de la mort.

Quatre ans déjà mais les stigmates restent toujours dans les pensées, et les fissures sur le cœur de certains restent à jamais. Une tempête violente qui malgré la tristesse causée, force l’admiration et remet en cause les limites de l’homme face la maîtrise réelle de la nature. Et pourtant depuis, des mois se sont écoulés, et l’on est resté comme figés, sans chercher de solution à ce qui nous menace tous, comme la prochaine apocalypse ; l’Armageddon. On a en revanche organisé de drôles de conférences, à l’image de la COP 21, qui donnait l’impression qu’on n’a pas pris la mesure de la chose et que la planète est le prochain « Holocauste » sacrifié sur l’hôtel de l’économie mondiale et du développement éphémère.

Aujourd’hui, comme une alarme réglée par l’écosystème, Matthew vient nous rappeler le devoir qu’est le notre, la nécessité de renouer « le contrat naturel » et de sauver ce qui reste de la planète. Comme pour nous rappeler que les Accords de Paris ne sont pas suffisants et qu’il faut aller au-delà, et faire de nouveaux paris. D’ailleurs, ce fameux accord, que brandissent les leaders mondiaux comme un trophée de guerre, n’est que le début d’un long chemin périlleux et sans répit. Alors que Rémy se prépare à accueillir Matthew, ce visiteur effrayant qui laisse des souvenirs époustouflants et désastreux chez tous ses hôtes. Déjà, Haïti et Cuba ont connu une semaine de désolation (de même que Trump et Sarkozy mais bon… rien à voir) et les Etats-Unis à vivre leur baptême de feu fait pourtant de vagues d’océans qui viennent mourir sur les côtes comme porteurs de message de révolte mais aussi avec la question : « jusqu’à quand allez-vous rester inerte et sourd ? »

Il est temps qu’on agisse, il est temps que chacun fasse sa part. Félicitation pour la signature de l’accord de Paris malgré tout.